Je m'y prend bien tard, mais je me colle enfin à faire mon petit bilan de
l'agile tour bordeaux, en tant qu'organisateur/orateur/spectateur. Je le fais
bien sûr uniquement car je ne peux décemment pas faire mon retour sur l'Agile
Tour Toulouse avant celui de Bordeaux 

Organisateur
Le fait de nous y prendre très en avance ne nous a pas vraiment empêché de
frôler plusieurs fois la catastrophe 
Le programme a été très dur à monter : mélanger des sessions d'1h30, d'1h et 2h, c'était vraiment un sacré casse tête si on ne veut pas forcer les gens à rester dans la même salle toute la journée. Du coup, nous avons du mettre en concurrences certaines sessions que nous aurions préféré pouvoir proposé en suivant. Je pense qu'il va falloir que l'on revienne à un format plus homogène. Trouver un équilibre dans le niveau des sessions est également toujours un beau défis, mais l'agilité étant fondamentalement simple à apprendre mais excessivement difficile à digérer, je ne pense pas que l'on puisse vraiment proposer des sessions soit disant "pour experts". Soit on a la culture agile, et donc on sait que tout au plus, on va trouver à l'agile tour des pistes à creuser, soit on est au début du chemin, et dans ce cas l'agile tour va tenter d'insuffler les prémices de cet état d'esprit. L'Agilité s'acquiert sur une longue durée, et une journée comme l'Agile Tour ne peut en aucun cas remplacer un travail d'expérimentation et d'apprentissage de longue haleine.
Nous avons eu pas mal de demandes de sponsoring comme ça s'est vu. Je tiens bien à souligner que nous avons gardé une indépendance totale vis à vis d'eux: être sponsor ne donnait en aucun cas le droit de faire pression d'une quelconque manière sur le contenu de la journée. Le soucis du coup a plus été l'effet défilé pendant le mot du matin, nous verrons bien comment régler le soucis la prochaine fois.
Orateur
Je suis assez satisfait du retour d'expérience
que Michael et moi avons animé. J'ai déjà écrit un retour à ce sujet sur le
blog d'Arpinum, je ne vais pas trop y revenir. La difficulté
tenait dans l'angle à adopter pour ce retour, car résumer 3 ans en 1h n'est
vraiment pas évident. La vidéo, scindée en deux parties, est disponible avec
les autres sur vcasmo.
Spectateur
Comme on peut s'en douter, je n'ai pu voir voir grand chose, ce qui est excessivement frustrant. J'ai tout de même eu l'occasion d'entamer quelques conversations intéressantes, même si parfois un peu écourtées.
Kata marrant, par la paire Gaillot/Perret :
Je ne pensais pas pouvoir autant rire devant un kata. J'ai eu littéralement mal aux côtes en les regardant. Il est juste dommage qu'il y eu une grosse baisse de régime au bout d'un certain temps, mais dans l'ensemble, c'était juste énorme. L'idée était donc de jouer un kata classique, mais y ajoutant toutes les 5 minutes des contraintes inventées par le public en les piochant au hasard. Cela a entrainé des moments épiques que j'aurais vraiment du mal à décrire correctement ici. Le reproche qui a été fait à cette session est que passé le côté fun, finalement elle ne servait à rien : impossible de convaincre un timide du tdd de se mettre à l'utiliser, et les vieux routiers ont bien ri mais n'ont rien appris. Personnellement, je ne suis pas d'accord. Déjà, il se trouve que si, une personne dans la salle a découvert le TDD par cette session, et a été bluffée. Ensuite, cette session je trouve a servi d'une sorte de piqure de rappel : il FAUT s'amuser en travaillant. L'opposé du travail n'est pas le jeu, mais l'oisiveté. S'amuser en travaillant est indispensable pour le rendre intéressant, et par la même nous permettre d'être plus productif, plus créatif et nous faire prendre le recul nécessaire à mieux appréhender les situations. L'auto-dérision, la curiosité et le
Stubs et mocks montent sur scène :
Voilà un atelier original animé par le très toulousain Olivier Azeau. L'idée est de faire jouer les différents composants intervenant dans un développement piloté par les tests par des personnes réels, permettant ainsi de mieux mettre en évidence leurs rôles, interactions et motivations. Honnêtement, je n'ai jamais attaché une grande importance à faire la différence entre les différents doubles de tests, et cette session m'a inculqué ce savoir sans douleur.
Bref
Et, voilà tout ce que j'ai pu voir. Le reste du temps, j'étais soit à l'accueil, soit en train de discuter avec quelques personnes, ce qui est d'ailleurs également un format fort intéressant. Cela me fait dire d'ailleurs que l'année prochaine il faudra vraiment que j'aille faire un tour à l'Open Space.
Je garde une bonne impression de cette journée : pas mal de monde, un
beau lieu, des conférences que j'aurai toutes eu envi de voir, des
conversations intéressantes et des gens sympas. L'Agile Tour est toujours
l'occasion de croiser pas mal de monde que je ne vois pratiquement que là,
comme la très sympathique équipe toulousaine qui je l'espère se reconnaitra
. Nous allons bien sûr réfléchir à comment améliorer encore l'expérience
l'année prochaine, et tous les retours sont les bienvenues à ce sujet là.


