BodySplash.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Domain Driven Design

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 17 septembre 2010

Frameworks productifs

J'aimerai ici faire un billet pour faire une petite mise au point. Les frameworks "productifs" type RoR, Grails, Play! et j'en passe ont clairement le vent en poupe. L'idée au combien louable, est bien sûr d'automatiser au maximum les tâches rébarbatives du développeur lorsqu'il s'attaque à une application web. J'imagine que toute cette mouvance a pu naître d'un écoeurement bien naturel vis à vis des piles ou frameworks plus anciens, comme Struts, toute la pile JEE et même ASP.NET avec ses bons vieux WebForm.

Ce qui me chagrine dans l'histoire, c'est que philosophiquement, je suis de tout coeur derrière ces idées de simplifications : je n'ai jamais pu encadrer le xml au kilomètre de Spring à l'époque, les Web Form me faisaient faire des cauchemars tant leur opacité était grande et je n'ai jamais été pour une multiplication des couches sans une grande nécessité.

Ceci dit, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Je m'explique. Pour paraphraser Eric Evans dans DDD, la complexité d'une application réside dans le métier qu'elle tente de représenter. Comment cela se traduit? Pour moi, cela veut dire que quelque soit les frameworks que j'utilise, ils ne devront jamais entamer ma capacité à modéliser le métier. Le succès, la richesse et l'efficacité de mon application dépendent essentiellement de ma capacité à capter la subtilité du métier. Comment mettre le maximum de chance de mon côté? En développant le modèle en isolation de tout autre considération, à l'aide d'une approche objet, d'un bon framework de tests unitaires et de bons outils de refactoring. La présentation, la persistence, le cache, tout le reste est superflu et doit le moins possible, voir pas du tout, impacter mon domaine.

Bref, après autant de blabla, voilà donc enfin ce qui me chagrine dans ce que j'ai pu voir des quelques frameworks productifs que j'ai essayé : ils sont invasifs. Le choix d'Active Record pour la persistance est une friction dans le développement du métier, car la persistance n'est alors plus transparente. Pour respecter le principe de responsabilité unique, vu que les "entités" gèrent la persistance, nous devons développer les véritables objets métier à part, et ils doivent agréger alors ces entités. Cela implique une complexification non négligeable du développement du domaine. Du coup, beaucoup des exemples que j'ai pu observer se contentent de montrer une application CRUD, avec un métier anémique contenu dans les contrôleurs, mais aucune application n'est réellement du CRUD au final.

La véritable productivité est liée à la maintenabilité, et la maintenabilité est très liée à l'isolation du métier (et aux tests bien sûr :) ). Oui du coup, avec cette philosophie en tête sur Tiron, nous n'avons pas choisi un de ces beaux frameworks à la mode, et nous avons du construire notre propre pile (jQuery/Restlet/Freemarker/Hibernate pour les curieux), et je pense que notre productivité actuelle en considérant la complexité du métier que nous devons gérer n'a pas à pâlir face à la concurrence.

P.S : je ne suis pas un expert de ces frameworks je l'avoue. Si quelqu'un peut me démontrer le contraire de ce que j'avance, j'en serai très heureux.

mardi 8 décembre 2009

AppEngine

Aujourd'hui, je vais essayer de parler un peu d'AppEngine.

Rapidement

Commençons par un peu de présentation. Pour ceux du fond qui ne le savent pas, AppEngine, c'est le système d'hébergement mutualisé made in google pour des applications développées soit en Python, soit en Java. L'idée est donc de développer tranquillement son application, et de laisser à google la responsabilité de l'infrastructure et de la montée en charge. Niveau facturation, on ne paie que ce qu'on consomme à partir d'un certain quota.

Déjà, le premier point que j'aimerais souligner, c'est que nous disposons enfin d'une offre solide et abordable d'hébergement mutualisé pour Java (pour python, on pouvait déjà trouver son bonheur en fouillant un peu). Ça n'a l'air de rien comme ça, mais j'ai envie de dire c'est pas trop tôt. Voilà près de 10 ans qu'il est très facile de trouver un hébergement mutualisé pour Php, mais qu'il est très difficile voir impossible de trouver une offre équivalente pour d'autres technologies. Du coup, PHP est presque devenu un standard sur le net, alors qu'il est sans doute difficile de trouver pire environnement de dev (support des TU lacunaire, pas de refactoring, un style très procédural, une communauté globalement très mal formée et sensibilisée aux bonnes pratiques de développement, pas de framework unifié de base, etc. etc.). Alors bien sûr, je ne pense pas qu'AppEngine va réussir à inverser la tendance, mais j'espère juste qu'à l'avenir, des offres d'hébergement pour des technologies/langages plus "agréables" comme Python ou Ruby vont fleurir sur le net. Bref, après un paragraphe qui je suis sûr, va me faire lapider par tous les aficionados de php, passons aux choses sérieuses (vous pouvez m'envoyer vos cailloux par email).

Un peu (beaucoup) de technique

Parlons un peu technique. Je vais me contenter de parler de la partie java d'AppEngine, car je ne suis pas du tout un expert python, et je n'utilise que des langages pour lequel il existe un IDE avec un bon support du refactoring (et ceux qui disent que ces outils ne servent juste qu'à palier les manques d'un langage n'ont juste rien compris à ce qu'est fondamentalement le refactoring).

En terme de développement et de déploiement, si vous utilisez le plugin eclipse de google, tout est excessivement simple, et mérite à peine d'en parler : vous codez, vous testez, et vous déployez en un seul clique. Un serveur de développement AppEngine est fourni pour vous permettre de faire des tests d'intégration, et TDD peut s'utiliser sans aucune contrainte, en fakant rapidement l'accès aux données. IntelliJ IDea dans sa version complète je crois fournit également un support pour tout ça. Là où ça commence à être compliqué, c'est si vous voulez utiliser maven pour automatiser votre build et votre intégration. Clairement, ce n'est pas au point, et j'ai laissé tomber l'idée pour le moment.

Ceci étant dit, abordons les limitaions d'AppEngines. Pour garantir la scalabilité et la mutualisation de votre application, Google a dû imposer des contraintes de taille.

Première contrainte, toutes les fonctionnalités de l'API java ne sont pas à votre disposition. Les deux restrictions qui sautent aux yeux mais qui sont assez logiques sont l'impossibilité bien sûr d'écrire sur le FileSystem, ainsi que l'interdiction de créer des threads. Il y en a d'autres, mais je vous laisse la surprise, je ne veux pas trop spoiler.

Deuxième contrainte très importante, et c'est celle qui va le plus nous intéresser : le stockage de vos données. Et oui, vous ne pouvez pas utiliser votre cher SGBD. C'est assez logique en fait. Pour garantir la scalabilité et la vitesse d'accès à vos données, google fournit son propre système, BigTable, pas du tout relationnel. Bon si cette base n'est pas relationnelle, qu'est-elle donc? Elle est hiérarchique. Ce genre d'approche permet de répartir bien mieux vos données sur N cluster, là ou les SGBD eux ont beaucoup plus de mal. Ce miracle est dû au fait que ces approches ne se concentrent par sur la cohérence des données, mai sur leur accessibilité et leur distribution, là où un sgbd se concentre sur l'accessibilité et la cohérence. Le bémol est donc que vous n'avez pas la garantie qu'à un instant T, une entité donnée est cohérente sur l'ensemble des noeuds. Ok, une base hiérarchique, c'est quoi donc? Vos données sont organisées en entités, contenant des propriétés clef/valeur de types supportés. Ces valeurs peuvent être d'autres entités. Le DataStore regroupe les entités par groupe, chaque groupe ayant une racine. Et là, normalement, si comme moi vous aimez Domain Driven Design, ça doit faire tilt dans votre tête. Entités? Groupe? Racine? Pouvons-nous réécrire ça en Agrégat, racine d'Agrégat et entité? Et bien oui, nous le pouvons. Nous avons face à nous un système de stockage mimant les grands concepts de DDD, et ça, c'est la classe. Nous pourrions normalement sauter de joie, mais hélas non, pas encore. Pour nous permettre de décrire la persistence, Google nous fournit une implémentation partielle de JDO ou JPA. Voilà déjà un premier point noir à mes yeux : pas d'ignorance de la persistance pour nos objets du domaine, vu que le mapping se fait donc nécessairement par annotations. Deuxième gros point noir, pour modélier une relation entre deux racines d'agrégats, nous devons nécessairement passer par la clef. Et oui, pas de mapping transparent entre deux racines : l'un ou l'autre contient la clef qui va nous permettre de faire la requête adaptée.

Dernière contrainte que je vais aborder : le développement itératif. Si vous suivez un modèle de développement agile correctement implémenté (ok disons que vous utilisez XP, ça ira plus vite), vous êtes incrémental et itératif. Itératif veut donc dire que votre modèle évolue au fur et à mesure des besoins et de votre compréhension. Si le modèle évolue, nécessairement sa persistance aussi. Le DataStore n'a pas du tout besoin que toutes les entités d'un même type possèdent les mêmes propriétés, donc on pourrait croire qu'en théorie pas de soucis. Oui mais si vous devez tout de même faire une mise à jour des vielles entités pour une raison X ou Y (notamment si vous avez ajouté un type valeur comme un boolean), comment faire? Voilà tout le soucis, actuellement, même si Google planche sur le sujet, vous ne pouvez pas facilement. Vous avez une limite de 1000 entités par requête, et une requête a un temps de vie très court accordé par le système avant d'être tuée. Il existe bien sûr des solutions de contournement, mais rien de bien simple et de pleinement satisfaisant.

Et pour conclure

Bien voici venu le temps d'une grosse conclusion. Ce que j'aime, voir ce que j'adore chez AppEngine, c'est enfin l'accès à un hébergement abordable et de qualité pour Java. Vous pouvez utilisez si vous développez avec AppEngine en tête dès le début vos frameworks et techos préférés (Groovy, Restlet, Spring, Guice <ajoutez ici votre techo>). J'adore également, et ce n'est pas seulement dû à AppEngine, l'attaque qui est faite aux SGBD traditionnelles. Des technologies solides de remplacement voient enfin le jour grâce à ces nouveaux services, et on peut espérer voir la fin de notre vivant des ces applications codées en procédures stockées, soit disant pour être performantes. Là vous n'avez pas le choix : votre métier est dans votre application, pas dans la base. Bien sûr, ce n'est pas encore complètement au point à mes yeux tant que l'ignorance de la persistance n'est pas atteinte, mais c'est sur une très bonne voie. Si vous ne voulez pas dépendre, à juste titre, de sociétés comme Google et Amazon pour stocker vos données, des implémentations solides et open source de ces nouvelles bases de données sont disponibles.

Enfin, je m'excuse si ma vulgarisation des théories derrière BigTable est vraiment lapidaire, mais je vous laisse bien entendu l'opportunité de me fustiger dans les commentaires :)

mercredi 24 juin 2009

Structure et frameworks

Voilà un titre bien obscure. Alors de quoi allons parler aujourd'hui? De la manière la plus simple que je vois actuellement de commencer une application web en java. Il y a quelques semaines effectivement un ami me demandait finalement quoi utiliser pour démarrer un projet de 0 e, avec comme postulat de base que finalement, tout était bien compliqué. Je vais donc décrire ici mes environnements/outils/frameworks favoris qui à mon sens, permettent de s'en sortir dans la grand majorité des cas, et tout en fournissant une base à la fois solide et extensible.

L'environnement

Avant même de commencer à développer, mieux vaut savoir comment nous allons développer. Je pense maintenant qu'il y a une base indispensable à tout projet avant même de penser conception et développement.

Build

Avec quoi construire notre appli? Ca a l'air bête comme question, mais ce n'est en fait pas si simple dans le monde de java, ou tout n'est pas aussi intégré et monolithique que dans le monde .NET.

Par défaut, à peu prêt tout le monde utilisait Ant. Personnellement, je n'en peux plus: xml au kilomètre, dépendances gérées à la main, pas user friendly, bref, une horreur à mes yeux. Si vous lisez de temps en temps ce blog, vous devez vous douter que je vais proposer Maven. Avec maven, il va être possible en 2 lignes de xml d'avoir un projet entièrement compilé, testé, packagé. Les dépendances sont téléchargées depuis un entrepôt central, et il les gère en cascade, donc on ne passe plus des heures à linker ou mettre à jour les libs externes, c'est géré. Si on suit ses conventions, c'est bien simple maven permet de faire oublier une grande partie des tâches techniques de base d'un projet.

Une question qui peut venir et savoir comment organiser son projet dans maven: Multi module ou mono module? l'avantage du multi module est qu'il va garantir une séparation entre les couches, là ou le mono module si on ne fait pas attention peut entraîner un certain mélange. Ceci dit, la complexité du multi module au début ne compense pas ce risque hypothétique, et mieux vaut de toute manière enseigner qu'interdire. Donc, jusqu'à le projet atteigne une complexité trop importante, je préfère la simplicité du mono module tout en faisant attention à ne pas mélanger les couches.

SCM

Même si vous êtes seuls, il vous faut quelque chose pour conserver et versionner votre source, ne serait-ce que par sécurité et pour avoir la possibilité de revenir en arrière. Git a beau être une star montant, je ne le connais pas, et je vais donc me contenter de conseiller subversion: simple, efficace, et non intrusif (pas de lock par défaut sur les fichiers).

IDE

Certains puristes vont certainement dire qu'un éditeur de texte suffit pour développer, mais à mon avis, on est loin d'une productivité optimale. Voilà à mes yeux ce que doit ABSOLUMENT faire un IDE:

  • intégrer les test unitaires : pouvoir les lancer facilement, et naviguer rapidement dans le code incriminé par un test rouge,
  • refactoring : c'est à mon sens l'outil ultime de productivité et de qualité. Sans aides au refacto il est trop facile, par manque de courage ou de temps, de ne pas faire des changements pour clarifier le code. Pourquoi renommer une classe si ça nous prend 10mn de faire le tour de l'appli pour trouver ceux qui l'utilise? Pourquoi extraire une super classe et centraliser du comportement si c'est un long travail fastidieux de copier/coller? Voilà pourquoi je pense qu'il est juste indispensable qu'un IDE intègre un certain nombre de refactorings assistés
  • auto-complétion, coloration, indentation: c'est la base, mais il est bon de le rappeler
  • navigation rapide dans le code: il doit être possible d'ouvrir rapidement des types ou des fichiers, mais aussi depuis une classe par exemple d'aller directement dans le code d'un objet qu'elle inclue.

Il y aurait être d'autres choses à ajouter, mais c'est déjà pas mal. Les trois IDE les plus connus du monde java (Eclipse, NetBeans, Intellij Idea) assurent tous ces fonctionnalités en plus d'une intégration à Maven indispensable dans notre cas. Je ne vais pas rentrer dans des débats religieux sur lequel est le mieux, mais personnellement j'utilise Eclipse.

Intégration continue

Je pense que l'intégration continue doit être en place dans le premier jour du projet, il ne faut pas attendre de commencer à avoir des soucis pour la mettre en place. Le minimum est bien sur de compiler l'application et de faire tourner les tests.

Il existe maintenant pas mal de solutions gratuites, mais je dois avouer ma nette préférence pour Hudson, grâce à son esprit "on déploie et ça marche". C'est très simple à mettre en place, il marche très bien avec Maven, et il peut être étendu à souhait avec pas mal de plugins. Que demander de plus?

Les technos

Bien, nous avons la base pour commencer à développer, c'est bien, mais ça ne nous dit pas quels frameworks utiliser pour bâtir notre application web. Au risque de spoiler un petit peu, je vous annonce tout de suite que je ne vais pas conseiller JEE, même en version "simple" en n'utilisant que servlet/jsp.

Restlet

Voici un framework qui mériterait un billet à part entière, mais je vais essayer de faire un résumé. Le but de restlet est de servir de base pour produire et consommer des ressources conformément à l'approche Rest. Ce qui est bien avec ça, c'est que l'on peut commencer très simplement, en faisant une application "à l'ancienne" avec des pages html entièrement générées côté serveur, puis commencer à si on veut à faire plus du RIA, avec GWT, Flex, Dojo, peu importe, les ressources restent les mêmes, on négocie juste une représentation différente.

Comme je le disais, Restlet est très simple à mettre en place, pas besoin de conteneur de Servlet ou autre, il peut démarrer son propre serveur web en une seule ligne de code. Les ressources et la configuration se fait également entièrement dans le code, avec quelques recours très discret aux annotations. Bref, Restlet est une base idéale pour toute application web: il est multi-paradigme, peut grossir en même temps que votre application sans vous forcer une grande complexité dès le début, bref, je suis fan. Ah vous de choisir au début si vous voulez faire une application à l'ancienne, du GWT, du flex etc etc, Restlet supporte tout le monde de toute manière. Suivant ce que vous avez décidé, vous pouvez ensuite par exemple utiliser Freemarker ou Velocity pour générer la représentation html de vos ressource selon une approche MVC bien connue.

Hibernate

Ah voilà un choix plus discutable n'est-ce pas quand on cherche à définir les frameworks les plus simples pour démarrer n'est-ce pas? Le plus simple pourrait-on me dire, serait de directement se connecter à la base, et de faire nos requêtes. Le soucis avec cette approche, c'est que jamais elle ne sera capable de gérer correctement une grande complexité. On se retrouvera nécessairement avec du code mort, de la duplication et une très faible réutilisabilité du code. Ceci dit, il doit y avoir plus simple qu'Hibernate non pour accéder à nos données? Sûrement, mais là je vais devoir avouer que je suis complètement perverti par DDD, et je ne conçois pas de ne pas d'abord penser objet, tester, puis seulement ensuite de faire apparaître la base. Seul un mapper O/R par metadata mapping permet d'utiliser cette approche à 100% , et hibernate est la meilleure solution open source gratuite que je connaisse pour atteindre ce but. Ah mes yeux, et pour une fois, l'effort d'écrire et maintenir tout ce XML me semble complètement être compensé par la valeur: pouvoir écrire un modèle du domaine testable et indépendant de toute considération technique. Le point discutable est sans doute, dans le cadre d'une application juste CRUD, est-ce que ça vaut le coup de sortir l'artillerie lourde? Ma réponse habituelle est que je n'ai jamais connu en 7 ans d'applications qui faisaient simplement du CRUD, donc j'ai le sentiment que ce n'est pas la règle mais le cas particulier. De plus, comment savoir à l'avance que l'application ne fera QUE du CRUD quand on la commence?

Quelques remarques

Il y a bien entendu des critiques à émettre sur le choix des technologies de base, notamment sur la productivité. Il y a peu voir pas du tout de travail prémaché dans ce que j'ai proposé, pas de composants déjà utilisables rapidement, ou de scripts pour générer rapidement les "échafaudages", sans doute parce que je ne suis fan d'aucunes des technologies proposant ces options, car trop de choix me déplaisent dedans (Ruby on Rails et Grails sont très contraignants sur pas mal de points, tant ils font de choix pour nous, Wicket, JSF and co sont orientés composants et modèle par page et ne tirent pas partie à mon avis des avantages du web; Spring MVC est déjà plus sympa, surtout en version 3, mais c'est déjà beaucoup plus lourd que Restlet...)

mercredi 27 mai 2009

groupe de discussion autour de ddd

Voilà quelques mois déjà que j'annonçais l'ouverture officielle de DDDFrance. Par manque de temps, il faut avouer que nous n'avons pas fait grand chose depuis pour remplir le site ou pour attirer une communauté dessus. Après quelques réflexions cette semaine, Fabien a proposé la création d'un groupe de discussion. Effectivement, le wiki, apte à intégrer le changement, ne semble pas pour le moment être le meilleur moyen de structurer des conversations. De plus, il faut avouer que c'est un peu intimidant de modifier "en live" en site web pour poser sa question.

Du coup, je vous présente le groupe de discussion google autour de ddd en français. L'idée est d'avoir des conversations, espérons le, de qualité, dont nous pourrons ensuite tirer une synthèse à mettre sur le wiki.

A vos inscriptions!

mardi 24 mars 2009

La qualité, ça compte

Si vous lisez régulièrement ce blog, vous devez sans doute savoir que je développe depuis quelques mois maintenant dans un environnement full JEE5. J'ai eu l'opportunité tout d'abord de démarrer un projet de 0, puis de reprendre pas mal d'applications existantes.

Mon premier réflexe en commençant la nouvelle application, à part écrire un test, a été d'appliquer au moins les quelques patterns d'organisation de DDD, à savoir aggregate, entity et value object. J'ai pris tellement l'habitude de structurer mon domaine de cette manière que j'aurai d'ailleurs bien du mal à faire autrement. Bref, comme d'habitude ça a fonctionné et j'ai obtenu un modèle du domaine "taclant" correctement la complexité sans devenir illisible.

J'ai du ensuite reprendre d'anciennes applications également sous JEE donc, et je dois avouer que c'était la première fois que je m'essyais à cet exercice. Oui j'avais déjà travaillé sur des "brown fields", mais ils avaient tous en commun de s'appuyer intensivement sur la base et pas sur du "code". Du coup, ce que j'ai découvert en fait m'a "ouvert" les yeux encore plus sur l'intérêt des patterns décrit dans DDD. Car finalement, ce que j'ai eu à reprendre est globalement du code qui essayait d'utiliser les concepts EJB3, mais sans auncune structuration. Donc on se retrouve avec des DAO dans tous les sens, même pour récupérer des entités dépendantes d'une racine; on trouve carrément des références vers des ID plutôt que vers les entités réelles, des références croisées dans tous les sens, bref, je me suis retrouvé face à ce que tout que les concepts d'aggregate/entity/value objet essayent d'empêcher, tous ces problèmes qui font croire à pas mal de gens que l'objet, c'est imbitable.

Bilan de cette histoire:

  • et d'une, il y a toujours des choses à prendre dans DDD,
  • de deux, avant d'entrer dans des systèmes aussi complexes que peuvent être les différents serveurs JEE, et se vanter de faire des supers architectures , il faudrait se concentrer sur qui compte réellement : le code. Je ne veux pas faire une généralité de cette règle, mais je ne compte pas le nombre de tutoriaux/messages de forum/newsgroup etc etc ou j'ai pu constater ce phénomène de "branlette sur l'architecture" alors que le code montré en exemple était tout simplement dégueulasse.

L'architecture n'est pas un paliatif à du code de piètre qualité.

vendredi 13 février 2009

Domain Driven Design France aka DDDFrance

Ça va faire presque un an que Fabien et moi avions commencé à parler de ce projet suite aux différents échanges qui ont suivi la présentation de DDD de Sami Jaber pendant le Symposium DNG.

Avec beaucoup de retard, la participation d'autres amis et un contenu bien en deçà de ce que nous avions prévu, j'ai la joie de vous annoncer l'ouverture officielle de DDDFrance.org.

Oui le site n'est pas réellement fini, et il lui manque à mon avis le contenu minimum. Nous avons sans doute à la fois manqué de temps et d'énergie, mais ce billet sur le blog de Xebia nous a convaincu qu'il ne fallait plus tarder.

Je vous laisse découvrir le site. Je dirai juste que ce n'est pas pour rien que c'est un wiki, et que la force future et hypothétique de ce site sera sa communauté. Ou pas.

jeudi 12 février 2009

Comment juger un développeur?

La question est classique, mais le débat est revenu plusieurs fois ces dernières semaines ou moi au d'autres collègues avons du faire passer quelques entretiens. C'est une question bien entendu très ouverte, donc je vous laisse vous défouler dans les commentaires :)

Très personnellement, je ne pense pas que l'on puisse juger quelqu'un à la somme de ses connaissances. Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine comme disait l'autre. Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, même si par curiosité je vais demander, je ne vais pas attendre de quelqu'un qu'il sache tout de l'agilité, des principes SOLID, de DDD etc. etc. Je vais sans doute me moquer encore plus des connaissances encore plus techniques comme les détails d'mplémentation de tomcat ou ses différents connecteurs. Mais alors qu'est-ce qui importe? Ce qui importe, c'est que tous les éléments que je viens de citer peuvent s'apprendre. C'est donc mon premier grand point: savoir et vouloir apprendre.

Ensuite, à mon sens ce qui fait le plus la qualité d'un développeur c'est la qualité de son code. Oh la belle phrase. Qu'est-ce que ça veut dire? Essentiellement pour moi qu'il est maintenable. Comment rend on le code maintenable? Essentiellement en lui donnant du sens. Ca a peut être l'air tout con comme ça, mais j'ai très personnellement le sentiment qu'en France le code est très mal vue, et que globalement la grande majorité des formations que nous recevons sont à base de "le code c'est le mal, mais plus tard vous serez chef de projet et vous en ferez plus". A partir de là pourquoi dépenser des efforts dans quelque chose qui est apparemment par définition imbitable et chiant?

Mais je digresse, pour résumer en deux principes, voilà finalement ce que je recherche:

  • amélioration continue
  • donner du sens au code

Ce qui me plaît dans ces deux principes, c'est qu'ils permettent de juger tant les débutants que les vieux routiers. Une fois que ces deux qualités sont identifiées, il suffit d'estimer "l'avancement" sur le chemin. Par exemple, donner du sens au code commence par bien nommer ses variables, et continue (bien) plus tard par DDD.

mardi 3 février 2009

JPAHAHAHA

Ceci est dans la continuité de ce que je disais sur EJB 3. Je continue ma découverte de ce petit monde EJB 3/JPA, et mon sentiment pour conclure est que pour faire cette norme, il a suffit de prendre hibernate, et de lui enlever tous les concepts qui faisaient qu'il supportait relativement facilement DDD

Non content donc de ne pas supporter les collections de types primitifs ou de composants, en plus JPA ne supporte pas le delete-orphan. Leur super conseil à ce niveau là est donc de dire "bah appelez un session.remove(childASupprimer)". Il faudra sans doute leur faire savoir que tout le monde ne fait pas des transactions scripts, et que certains d'entre nous aimeraient pouvoir faire confiance au mappeur O/R pour synchroniser de manière transparente leur modèle du domaine. Du coup je me retrouve obligé d'exposer dans mon entrepôt d'objets parents une méthode pour supprimer les fils. Adieu persistence ignorance.

mercredi 31 décembre 2008

Changements

Voilà presque un an que nous travaillons sur "Le Projet", mais je n'en ai pas parlé depuis avril. Je vais corriger le tir en tentant un bilan de l'année.

Lire la suite...

mercredi 30 avril 2008

Spring

Ah voilà quelques temps que je n'avais pas parlé du projet n'est-ce pas? Et bien il est temps de corriger cette erreur avec un petit billet rapide.

Lire la suite...

mardi 12 février 2008

Symposium DNG - Domain Driven Design

Bon, me voilà devant un billet bien difficile à écrire. Critiquer une conférence de Sami Jaber est un exercice périlleux, mais bon, je suis fou je tente ma chance.

Lire la suite...

Symposium DNG

Bon, après tout pourquoi ne pas faire comme ce poseur de Fabien et aller de mon petit compte-rendu sur cette édition 2008 du symposium DNG.

Lire la suite...

vendredi 25 janvier 2008

Choix technologiques

Commençons par un petit résumé.
Lors du premier billet, je disais donc que nous voulions à priori monter une association, et développer un premier projet nous permettant de nous former/améliorer vis à vis de la gestion agile d'un projet. Nous avons maintenant notre sujet, nous avons notre experte du domaine, et nous avons commencé le travail symbiotique entre elle et nous pour extraire la connaissance et bâtir un modèle commun.

Lire la suite...

lundi 14 janvier 2008

Domain model, séparation des couches: le grand mélange

NOTE DU 30/01/2009: Je vois que vous êtes assez nombreux à faire une recherche sur domain model sur google et à tomber sur mon blog. Si vous cherchez des informations sur le sujet, nous créons doucement avec des amis ddd france. Nous comptons beaucoup sur la participation de la communauté pour le faire avancer, donc n'hésitez pas à laisser une trace.
Je vous laisse maintenant lire le billet original.


Bon ce message va sans doute faire partie de la grande série "je me crois assez fort pour corriger la terre entière"; mais je sais mes lecteurs très tolérant vis à vis de mon égo démesuré :)

De quoi vais-je causer? Et bien tout est dans le titre pratiquement. Domain model et séparation des couches, sont des termes très à la mode que l'on rencontre de nos jours aux quatre coins du web.
Je devrais être heureux, mais je remarque souvent qu'ils ont l'air bien mal employé.

Lire la suite...

samedi 6 janvier 2007

Domain driven design

J'ai découvert il y a peu cette approche, et pour le moment, je suis juste en phase de test. Compliqué à mettre en place, mais extrêmement gratifiant, et surtout propre et élégant, le sujet est extrêmement vaste.

Lire la suite...