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samedi 6 mars 2010

Redécouvrir JavaScript

Comme beaucoup de monde, j'avais une certaine aversion pour JavaScript. Ces derniers mois m'ont permis de remettre un peu en perspective pas mal de mes anciennes croyances. Vous allez sans doute me demandez comment la magie à-t-elle opérer (ou pas)? Et bien en fait assez simplement à partir du moment qu'on décide de lui donner sa chance, et d'arrêter de se contenter de hacker quelques bouts copiés/collés à droite à gauche. Voici en tout cas pour moi les grands points qui m'ont permis non pas de devenir un expert, mais de pouvoir m'en servir sans hurler à la mort :

  • Le plus gros manque finalement au départ de javascript, c'est un framework de base livré avec l'engin. Sans ça, on a l'impression de réinventer 100 fois la roue, et de perdre pas mal de temps à faire la même chose. Le premier conseil est donc d'utiliser une des fantastiques librairies qui vivent dans le coin. Leur philosophie peut varier, donc méfiance, mais je préfère personnellement m'appuyer sur jQuery, car je le qualifierai bien de plus simple qui fonctionne. Il est malgré tout à la fois très puissant et extensible à souhait. Je dois avouer que du coup je n'ai pas trop essayé la concurrence qui en comparaison semblait bien plus complexe.
  • Il faut se rendre compte que JavaScript est un vrai langage, avec son propre paradigme, et qu'il ne sert donc à rien de tenter de ramener toutes ses habitudes de nos langages favoris (java, c#, python ruby, choisissez celui qui vous fait plaisir). Comprendre ce qui se passe et les quelques concepts de base qui animent le langage fait déjà beaucoup pour commencer à l'apprécier. C'est pour cette raison par exemple que encore une fois je préfére jQuery à prototype, car il n'essaye pas d'ajouter un support "classique" de l'orienté objet au langage, il lui demande juste d'être lui même, naturellement. J'aimerais bien vous conseiller un bon tutorial sur le sujet, mais hélas j'ai appris tout ça dans deux bouquins.
  • Le conseil bateau maintenant, il faut s'abstraire le plus possible du navigateur en utilisant une bonne librairie : ça recoupe en grande partie le premier point, mais c'est surement le soucis qui retient beaucoup de monde à apprendre Javascript. jQuery fait un boulot fantastique pour faire oublier là plupart des soucis de compatibilité, même s'il reste bien entendu quelques problèmes à droite à gauche.
  • Enfin, mais sans doute le point plus important, les bonnes pratiques de programmation ne sont pas à jeter tout simplement car on se trouve côté navigateur. Il n'y a pas de secret, le seul moyen de vraiment tirer partie de javascript est d'appliquer les bonnes pratiques, DRY et TDD en tête de liste. Il existe quelques frameworks de tests unitaires en javascript, même si rien n'est parfait bien entendu pour le moment dans ce domaine, surtout lorsqu'il s'agit de les faire tourner automatiquement pendant l'intégration. TDD fonctionne bien en javascript encore une fois du moment qu'on essaye de pas de tordre le langage dans un orienté objet "classique". Pour reparler, encore, de jQuery, développer ses fonctionnalités sous la forme de plugin pour ce dernier les rend incroyablement plus testable et réutilisable.

Ma conclusion finalement serait qu'il y a encore quelques mois, je lorgnais beaucoup du côté GWT pour les mauvaises raisons : la peur de javascript. Paradoxalement, avoir adopté ces derniers mois Restlet, freemarker et jQuery a beaucoup simplifié le développement que les quelques essais avortés avec GWT. Le plaisir des choses simples il faut croire :) Ces framework sont solubles dans une approche ROA là ou GWT l'est beaucoup moins.

Pour aller plus loin, javascript commence même à envahir la programmation côté serveur grâce aux deux initiatives CommonJs et Node.js. Il y a un bon article sur le sujet dans le pragpub de ce mois-ci

lundi 18 janvier 2010

.NET vs JEE

Voilà un titre de billet accrocheur! En fait, je vais me contenter de réagir à cet article d'Ayende Si vous écoutez un peu les voix alternatives du monde .NET, vous devez surement avoir déjà entendu parler de lui, sinon sachez juste qu'il est contributeur sur NHibernate, qu'il a initié l'implémentation de Linq2NHibernate, et qu'il a fait pas mal d'autres projets open source dans le monde de .Net, ainsi qu'un profiler propriétaire mais excellent pour NHibernate et Hibernate. Bref, ce bonhomme est très bon techniquement, et je suis toujours avec attention ses avis (notamment sur la mutualisation, désolé pour la private joke, mais les initiés comprendront :) ).

Bref, dans l'article que je donnais en début de billet, il donne donc son avis sur JEE vs .NET. Je suis globalement très d'accord avec lui sur son jugement sur JEE, et sur certains manques du langage Java. Cela fait maintenant un peu plus d'un an que je fais du Java 100% du temps, et que je ne touche plus à .NET, et pourtant je passe encore pas mal de temps à regretter certains fonctionnalités de C#. Ceci dit, cela fait également plus d'un an que je m'efforce le plus possible à ne PAS utiliser JEE. Et je pense que c'est un peu ça la force de Java vs .NET : une communauté réactive qui passe le plus clair de son temps à essayer de ne pas appliquer la philosophie "main stream" et à développer des alternatives . Mieux encore, il est tout à fait possible en entreprise d'utiliser ces projets open source sans rencontrer trop de résistances. Lorsque que je bossais en .NET, convaincre un client d'utiliser NHibernate (à une époque ou Entity Framework n'existait pas) relevait du défis, à tel point que j'ai été contraint dans une mission d'écrire mon propre mapper O/R. A ça ajouter une communauté, si on peut l'appeler ainsi, provenant majoritairement d'un monde VB6 sans bonnes pratiques, et vous obtenez une mini catastrophe. Des mouvements comme Alt.NET sont bien sûr à saluer et regroupent de très bon praticiens, mais je pense qu'ils représentent toujours hélas une minorité dans l'ensemble des développeurs .NET. Biens sûr tout n'est pas rose côté communauté Java, et elle comprend son lot de boulets et de mauvaises idées. Mais le simple fait qu'il soit tout simplement possible d'avoir le choix rend cette technologie plus attractive maintenant à mes yeux. Nous utilisons principalement Restlet dans Le Projet, et à ma connaissance, il ne connait pas d'équivalent en .NET aussi simple d'utilisation et de configuration. Le monde Java est un monde où les idées peuvent plus facilement s'épanouir j'ai l'impression, et où le réflexe "alternative open source" est bien plus ancré.

mercredi 24 juin 2009

Structure et frameworks

Voilà un titre bien obscure. Alors de quoi allons parler aujourd'hui? De la manière la plus simple que je vois actuellement de commencer une application web en java. Il y a quelques semaines effectivement un ami me demandait finalement quoi utiliser pour démarrer un projet de 0 e, avec comme postulat de base que finalement, tout était bien compliqué. Je vais donc décrire ici mes environnements/outils/frameworks favoris qui à mon sens, permettent de s'en sortir dans la grand majorité des cas, et tout en fournissant une base à la fois solide et extensible.

L'environnement

Avant même de commencer à développer, mieux vaut savoir comment nous allons développer. Je pense maintenant qu'il y a une base indispensable à tout projet avant même de penser conception et développement.

Build

Avec quoi construire notre appli? Ca a l'air bête comme question, mais ce n'est en fait pas si simple dans le monde de java, ou tout n'est pas aussi intégré et monolithique que dans le monde .NET.

Par défaut, à peu prêt tout le monde utilisait Ant. Personnellement, je n'en peux plus: xml au kilomètre, dépendances gérées à la main, pas user friendly, bref, une horreur à mes yeux. Si vous lisez de temps en temps ce blog, vous devez vous douter que je vais proposer Maven. Avec maven, il va être possible en 2 lignes de xml d'avoir un projet entièrement compilé, testé, packagé. Les dépendances sont téléchargées depuis un entrepôt central, et il les gère en cascade, donc on ne passe plus des heures à linker ou mettre à jour les libs externes, c'est géré. Si on suit ses conventions, c'est bien simple maven permet de faire oublier une grande partie des tâches techniques de base d'un projet.

Une question qui peut venir et savoir comment organiser son projet dans maven: Multi module ou mono module? l'avantage du multi module est qu'il va garantir une séparation entre les couches, là ou le mono module si on ne fait pas attention peut entraîner un certain mélange. Ceci dit, la complexité du multi module au début ne compense pas ce risque hypothétique, et mieux vaut de toute manière enseigner qu'interdire. Donc, jusqu'à le projet atteigne une complexité trop importante, je préfère la simplicité du mono module tout en faisant attention à ne pas mélanger les couches.

SCM

Même si vous êtes seuls, il vous faut quelque chose pour conserver et versionner votre source, ne serait-ce que par sécurité et pour avoir la possibilité de revenir en arrière. Git a beau être une star montant, je ne le connais pas, et je vais donc me contenter de conseiller subversion: simple, efficace, et non intrusif (pas de lock par défaut sur les fichiers).

IDE

Certains puristes vont certainement dire qu'un éditeur de texte suffit pour développer, mais à mon avis, on est loin d'une productivité optimale. Voilà à mes yeux ce que doit ABSOLUMENT faire un IDE:

  • intégrer les test unitaires : pouvoir les lancer facilement, et naviguer rapidement dans le code incriminé par un test rouge,
  • refactoring : c'est à mon sens l'outil ultime de productivité et de qualité. Sans aides au refacto il est trop facile, par manque de courage ou de temps, de ne pas faire des changements pour clarifier le code. Pourquoi renommer une classe si ça nous prend 10mn de faire le tour de l'appli pour trouver ceux qui l'utilise? Pourquoi extraire une super classe et centraliser du comportement si c'est un long travail fastidieux de copier/coller? Voilà pourquoi je pense qu'il est juste indispensable qu'un IDE intègre un certain nombre de refactorings assistés
  • auto-complétion, coloration, indentation: c'est la base, mais il est bon de le rappeler
  • navigation rapide dans le code: il doit être possible d'ouvrir rapidement des types ou des fichiers, mais aussi depuis une classe par exemple d'aller directement dans le code d'un objet qu'elle inclue.

Il y aurait être d'autres choses à ajouter, mais c'est déjà pas mal. Les trois IDE les plus connus du monde java (Eclipse, NetBeans, Intellij Idea) assurent tous ces fonctionnalités en plus d'une intégration à Maven indispensable dans notre cas. Je ne vais pas rentrer dans des débats religieux sur lequel est le mieux, mais personnellement j'utilise Eclipse.

Intégration continue

Je pense que l'intégration continue doit être en place dans le premier jour du projet, il ne faut pas attendre de commencer à avoir des soucis pour la mettre en place. Le minimum est bien sur de compiler l'application et de faire tourner les tests.

Il existe maintenant pas mal de solutions gratuites, mais je dois avouer ma nette préférence pour Hudson, grâce à son esprit "on déploie et ça marche". C'est très simple à mettre en place, il marche très bien avec Maven, et il peut être étendu à souhait avec pas mal de plugins. Que demander de plus?

Les technos

Bien, nous avons la base pour commencer à développer, c'est bien, mais ça ne nous dit pas quels frameworks utiliser pour bâtir notre application web. Au risque de spoiler un petit peu, je vous annonce tout de suite que je ne vais pas conseiller JEE, même en version "simple" en n'utilisant que servlet/jsp.

Restlet

Voici un framework qui mériterait un billet à part entière, mais je vais essayer de faire un résumé. Le but de restlet est de servir de base pour produire et consommer des ressources conformément à l'approche Rest. Ce qui est bien avec ça, c'est que l'on peut commencer très simplement, en faisant une application "à l'ancienne" avec des pages html entièrement générées côté serveur, puis commencer à si on veut à faire plus du RIA, avec GWT, Flex, Dojo, peu importe, les ressources restent les mêmes, on négocie juste une représentation différente.

Comme je le disais, Restlet est très simple à mettre en place, pas besoin de conteneur de Servlet ou autre, il peut démarrer son propre serveur web en une seule ligne de code. Les ressources et la configuration se fait également entièrement dans le code, avec quelques recours très discret aux annotations. Bref, Restlet est une base idéale pour toute application web: il est multi-paradigme, peut grossir en même temps que votre application sans vous forcer une grande complexité dès le début, bref, je suis fan. Ah vous de choisir au début si vous voulez faire une application à l'ancienne, du GWT, du flex etc etc, Restlet supporte tout le monde de toute manière. Suivant ce que vous avez décidé, vous pouvez ensuite par exemple utiliser Freemarker ou Velocity pour générer la représentation html de vos ressource selon une approche MVC bien connue.

Hibernate

Ah voilà un choix plus discutable n'est-ce pas quand on cherche à définir les frameworks les plus simples pour démarrer n'est-ce pas? Le plus simple pourrait-on me dire, serait de directement se connecter à la base, et de faire nos requêtes. Le soucis avec cette approche, c'est que jamais elle ne sera capable de gérer correctement une grande complexité. On se retrouvera nécessairement avec du code mort, de la duplication et une très faible réutilisabilité du code. Ceci dit, il doit y avoir plus simple qu'Hibernate non pour accéder à nos données? Sûrement, mais là je vais devoir avouer que je suis complètement perverti par DDD, et je ne conçois pas de ne pas d'abord penser objet, tester, puis seulement ensuite de faire apparaître la base. Seul un mapper O/R par metadata mapping permet d'utiliser cette approche à 100% , et hibernate est la meilleure solution open source gratuite que je connaisse pour atteindre ce but. Ah mes yeux, et pour une fois, l'effort d'écrire et maintenir tout ce XML me semble complètement être compensé par la valeur: pouvoir écrire un modèle du domaine testable et indépendant de toute considération technique. Le point discutable est sans doute, dans le cadre d'une application juste CRUD, est-ce que ça vaut le coup de sortir l'artillerie lourde? Ma réponse habituelle est que je n'ai jamais connu en 7 ans d'applications qui faisaient simplement du CRUD, donc j'ai le sentiment que ce n'est pas la règle mais le cas particulier. De plus, comment savoir à l'avance que l'application ne fera QUE du CRUD quand on la commence?

Quelques remarques

Il y a bien entendu des critiques à émettre sur le choix des technologies de base, notamment sur la productivité. Il y a peu voir pas du tout de travail prémaché dans ce que j'ai proposé, pas de composants déjà utilisables rapidement, ou de scripts pour générer rapidement les "échafaudages", sans doute parce que je ne suis fan d'aucunes des technologies proposant ces options, car trop de choix me déplaisent dedans (Ruby on Rails et Grails sont très contraignants sur pas mal de points, tant ils font de choix pour nous, Wicket, JSF and co sont orientés composants et modèle par page et ne tirent pas partie à mon avis des avantages du web; Spring MVC est déjà plus sympa, surtout en version 3, mais c'est déjà beaucoup plus lourd que Restlet...)

mardi 12 février 2008

Symposium DNG

Bon, après tout pourquoi ne pas faire comme ce poseur de Fabien et aller de mon petit compte-rendu sur cette édition 2008 du symposium DNG.

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